|
|
|
Le prix Nobel de la paix a été attribué, vendredi 10 octobre, à l'ancien président finlandais Martti Ahtisaari pour ses nombreuses médiations à travers le monde.
A 71 ans, M. Ahtisaari, est récompensé "pour ses importants efforts, sur plusieurs continents et pendant plus de trois décennies en vue de résoudre les conflits internationaux, contribuant à faire de ce monde, un monde plus pacifique, et renforçant la fraternité entre les nations", a déclaré, à Oslo, le président du comité Nobel norvégien, Ole Danbolt Mjoes.
Christophe Chatelot, du service International du "Monde", qui a notamment couvert le conflit du Kosovo, décrrt M. Ahtisaari comme un "dur négociateur, derrière un look provincial":
Président de la Finlande de 1994 à 2000, Martti Ahtisaari avait débuté sa carrière diplomatique sur le continent africain, supervisant notamment, en tant que représentant du secrétaire général de l'ONU, l'accession à l'indépendance de la Namibie dans les années 1970.
Réagissant à sa récompense auprès de la radio-télévision norvégienne NRK vendredi, le lauréat a désigné son action en Namibie comme "la plus importante, car elle a pris énormément de temps".
Mais, comme le relève Christophe Chatelot, le paradoxe de ce prix Nobel de la paix, c'est que Martti Ahtisaari reste sur un échec sur son dernier gros dossier, le statut du Kosovo :
Alors qu'il figurait depuis des années parmi la liste des favoris au prix Nobel de la paix, il était en concurrence cette année avec 196 autres candidats, parmi lesquels le dissident chinois Hu Jia et les sénateurs américains Sam Nunn et Richard Lugar. Le prix, d'une valeur de 10 millions de couronnes suédoises (un million d'euros), lui sera remis à Oslo le 10 décembre, date anniversaire de la mort d'Alfred Nobel en 1896.
|